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«La Paloma» vu par Jazzman

Jazzman – 4 étoiles – N° 147 (juin 2008), par Jacques Denis

Peinture Fraîche : François Ripoche s’empare de chansons populaires pour leur donner une deuxième jeunesse.

Soliste apprécié, François Ripoche s’illustre depuis des années aux avant-postes mais aussi dans les lignes arrières de la filière nantaise. On se souvient de son « Out of the Blue », bel essai autour des tentations électroniques, qui ne connut pas l’écho qu’il méritait. Depuis, le saxophoniste a aussi développé un hommage à l’univers « africaniste » de Don Cherry. Le revoilà sous les traits de Francis Ripolin, accompagné de ses peintres, manière de décrire d’emblée l’esthétique de cet objet : « s’emparer des formes de musiques populaires pour y mettre notre grain de sel ». Pour ne pas être nouveau – l’histoire du jazz étant fondée sur ce principe de base – le propos n’en demeure pas moins réjouissant pour peu que les développements harmoniques et le retraitement rythmique remettent en perspective les lignes mélodiques, en les brisant de quelques traits d’esprit ou les prolongeant de touches plus abstraites. C’est le cas ici, par cette joyeuse équipe, quatre amis dont les talents sont loués par le monde du jazz mais aussi par l’univers de la chanson. Pour preuve, la reprise fantasque de cette bonne vieille Paloma, relookée tant et si bien qu’elle prend un sérieux coup de jeune, entraînant d’un swing léger vers la piste de danse. Là où l’on retrouve Katerine, complice du saxophoniste depuis des lustres, le temps de trois reprises pas piquées des hannetons : Capri, c’est fini, aux faux airs un tantinet lugubre, L’Idole des jeunes, un rien autobiographique sous sa voix tendrement fêlée et les accords gentiment déjantés, et puis cet incroyable Douanier Rousseau, ode un brin tragicomique aux flamboyances exotiques que nous sert avec punch cette compagnie autrement créolisée.

    • #francis et ses peintres
    • #revue de presse
  • Il y a 3 ans
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Saxophoniste, bricoleur (claviers , batterie , électronique ) et jazzman, François Ripoche vous invite à suivre ses diverses aventures musicales et artistiques : Francis et ses Peintres, Francis et ses Peintres + Katerine, Les trous d'air avec Irène Jacob, les ciné-concerts...

Francis et ses Peintres

Depuis 2008, entouré de Fred Chiffoleau (basse), Christophe Lavergne (batterie) et Gilles Coronado (guitare), François Ripoche s'empare des différentes formes de musiques populaires mais en s'éloignant des schémas harmoniques et rythmiques qui leurs sont habituellement associés. Résultat : une relecture savoureuse et subtile, loin de toute ironie.

Francis et ses Peintres + Katerine : les reprises

Complices de longue date, François et Katerine, ainsi que les Peintres, se sont associés pour un hommage vibrant et décalé à la chanson française. Chaque semaine de l'année 2010, ils ont sorti une reprise (à écouter ici). Ce projet a donné lieu à une tournée qui se poursuit actuellement, ainsi qu'à une création avec le cabaret New Burlesque.

Les trous d'air avec Irène Jacob

Ce spectacle sur des textes et des chansons partiellement inédits de Roland Topor sera créé début 2012. Il s'agit d'un ensemble de saynètes et de chansons autour de la perturbation, ensemble que Topor présentait ainsi : «Attention, avertissons les passagers qu’ils viennent d’entrer dans une zone de turbulences qui risque de les projeter sans ménagement d’un trou dans un autre, y compris celui de la sécurité sociale.»

Ciné-concerts

Rencontre entre le septième art et la musique vivante : il ne s’agit pas de proposer une simple illustration ou une seule mise en musique, mais de créer un nouvel espace de dialogue et de proposer une interprétation personnelle d’un film.

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